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L’« enfant soldat » de la campagne menée par Andorre et Malte pour la défense des droits des enfants – Mars 2026

L’« enfant soldat » de la campagne menée par Andorre et Malte pour la défense des droits des enfants – 5 mars 2026

Junior Nzita Nsuami, un ressortissant congolais résidant au Canada qui a été « enfant soldat » et qui est aujourd’hui l’un des visages emblématiques auxquels même les Nations Unies font appel pour défendre les droits des enfants, s’est rendu en Andorre ce jeudi. Une visite éclair. Mais une visite importante. Andorre, tout comme Malte, parraine la campagne « Prove it matters » des Nations Unies. L’un des objectifs de cette initiative est de sensibiliser le monde entier à l’urgence de protéger les enfants touchés par les conflits armés. Cela fait exactement un an aujourd’hui que le lancement de la campagne a été annoncé. 

Pour remercier Andorre de sa contribution, Junior Nzita Nsuami, souriant et vêtu d’un sweat-shirt et d’une casquette aux couleurs de l’organisation, a rendu visite au chef du gouvernement, Xavier Espot, en compagnie de la présidente de l’organisation « Paix pour l’Enfance », Mounira Van Buel. Amdouni est une organisation avec laquelle cet « enfant soldat », aujourd’hui adulte, conscient et engagé, travaille main dans la main pour tenter de remettre sur le droit chemin ces enfants contraints de vivre des situations de violence dès leur plus jeune âge. Junior a été enlevé à l’âge de douze ans et a été contraint de combattre pendant dix ans.

Il a lui-même expliqué à maintes reprises dans des interviews qu’une fois qu’il eut réussi à échapper à l’enfer de la guerre, deux chemins s’offraient à lui. Celui que, malheureusement, bon nombre de ses anciens camarades ont emprunté consistait à s’engager sur la voie du mal. Sachant manier les armes, ayant tué, possédant les compétences nécessaires pour voler… la criminalité semblait être la voie idéale. Idéale, bien sûr, mais malheureuse. Une voie qui, par exemple, a conduit certains de ses anciens camarades à mettre fin à leurs jours. À se suicider. L’autre voie qu’il aurait pu emprunter, et celle à laquelle il s’est accroché, était précisément celle qui allait dans la direction opposée : se battre pour que ce qu’il avait vécu dans son enfance ne se reproduise plus jamais.

L’« enfant soldat » de la campagne menée par Andorre et Malte pour la défense des droits des enfants – 5 mars 2026

Le Congolais a passé quelque temps à Espot et a rencontré la ministre des Affaires étrangères, Imma Tor, afin de lui expliquer leurs activités dans les territoires où ils interviennent. Comme l’a indiqué le chef du gouvernement en septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies, « Junior Nzita Nsuami ». Ce n’est pas le nom d’un prodige du football, ni celui d’une star de cinéma ; vous ne le trouverez pas sur Wikipédia et il apparaît à peine dans les moteurs de recherche sur Internet.

Espot a également expliqué que « l’enfance de Junior Nzita Nsuami lui a été volée en 1996, lorsque des soldats de l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo l’ont enlevé, ainsi que ses amis. À l’âge de 12 ans, il est devenu enfant soldat. » Le représentant du gouvernement andorran a découvert l’histoire de ce jeune Congolais, aujourd’hui âgé d’une bonne trentaine d’années, lors de la préparation de « Prove it matters », une initiative du Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés. L’histoire de Junior représente 

« une expérience choquante qui devrait nous faire réagir. Comment se fait-il que, dans un monde où des progrès si extraordinaires ont été accomplis, il existe encore une génération d’enfants qui naissent et grandissent marqués par la guerre ? » 

Le Premier ministre a posé cette question avant le sommet des Nations unies. Compte tenu de l’état du monde, il n’est pas déraisonnable de la répéter encore et encore. En fait, il faut aller plus loin : au XXIe siècle, les différends doivent-ils encore être réglés par le feu, par les missiles, par la guerre ?

Extrait du téléjournal RTS – 19:30 – 16 juin 2020

Avec le coronavirus, le nombre de personnes qui ne mangent pas à leur faim explose à travers le monde comme à Kinshasa en RDC. Extrait du téléjournal RTS 19:30 du 16.06.2020

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